Appel à la libération d'un Sud-coréen emprisonné pour un tweet pro-Nord

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Amnesty International appelle à la libération « immédiate » de Park Jeonggeun accusé d’avoir soutenu « l’ennemi » en retwittant des messages publiés sur le compte Twitter officiel du gouvernement nord-coréen.

Dans un communiquéde presse publié le 1er février, Sam Zarifi, directeur d’Amnesty International en Asie Pacifique, mouvement œuvrant pour le respect des droits humains a déclaré que cette « triste affaire » montre « l’incapacité des autorités sud-coréennes à comprendre le sarcasme ».

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La cour a jugé l'humour de ce photo-montage "pro nord-coréen
Park Jeonggeun

Le Coréen de 24 ans placé depuis le 11 janvier dans le centre de détention de Suwon encoure jusqu’à 7 ans de prison pour avoir violé la législation du pays en matière de sécurité nationale. Son infraction consiste à avoir twitté le message suivant : « Vive Kim Jong-Il ».

Il a cependant expliqué à Amnesty International que les messages postés étaient davantage destinés à ridiculiser les dirigeants de la Corée du Nord qu’à les soutenir : « Mon intention était de me moquer des dirigeants Nord-coréens. Je l’ai fait pour m’amuser »

Le jeune homme a ajouté avoir téléchargé et modifié des affiches de propagandes nord-coréennes sur Twitter et remplacé le visage d’un soldat souriant avec une image de son visage affichant une mine abattue. Il a également remplacé l’arme du soldat par une bouteille de whisky.

« Bien que je sois en désaccord avec le communisme nord-coréen, je m’intéresse à la culture nord-coréenne et j’ai le droit de m’informer sur celle-ci » se justifie-il.

Le parti socialiste Sud-coréen dont Park Jeonggeun est un membre critique régulièrement la Corée du Nord car elle exploite sa main d’œuvre, interdit les syndicats et oblige les gens à travailler dans des conditions épouvantables.

« Park est un membre du parti qui critique ouvertement la Corée du Nord » explique un membre du parti qui ajoute que « les autorités sud-coréennes ont recours à la loi relative à la Sécurité nationale pour restreinte les libertés fondamentales ».

De nombreuses personnes ont été emprisonnées en vertu de cette loi sous le régime militaire sud-coréen des années 70 et 80.

En dépit de la fin de ce régime, les autorités ont de plus en plus recours à cette loi depuis 2008 pour harceler les détracteurs de la politique menée par le gouvernement concernant la Corée du Nord.

A Voir : Le webdocumentaire d'Hikari "Ici Séoul", sur les réfugiés Nord-coréens au Sud

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