Hallyu ! Les popstars coréennes sonnent la charge sur le monde

Après l'Asie et le Moyen-Orient, l'hallyu, ou vague coréenne, atteint l'Europe. Musique, télé, mode... la Corée du sud devient plus « cool », pour le bien de toute son économie.

Ils ont battu Britney Spears, et ils n'en sont pas peu fiers. Le groupe BigBang, un boys band très pop venu de Corée du Sud, a remporté dimanche le trophée MTV de l'artiste international de l'année.

G-Dragon, Taeyang, T.O.P, Daesung et Seungr, n'en sont pas à leur premier coup d'éclat, ils ont gagné l'année dernière deux victoires dans la version japonaise des MTV awards, et connaissent un succès fulgurant en Corée, en Chine et en Asie du Sud-est.

« Cette victoire va mettre la K-pop un peu plus sous les projecteurs mondiaux », commente un des chanteurs. Il n'a en effet pas de quoi s'inquiéter pour le phénomène musical coréen, qui, après sa conquête de l'Asie, force depuis plusieurs mois les portes des charts européens.

Stratégie de bataille

Le plan d'attaque du K-pop business était bien préparé, et tout s'est passé comme prévu : les adolescents Français, Allemands ou Anglais ne jurent plus que par cette musique hybryde et coloré.

La conquête popesque de l'Europe n'est qu'une des batailles de l'"hallyu“, la vague culturelle coréenne, sur laquelle beaucoup d'entreprises du pays compte s'appuyer pour s'exporter dans le monde entier.

Clips musicaux et promotionels

C'est bien sûr en Asie que la stratégie a fait ses premiers pas. La Corée du Sud, petit pays coincé entre une Chine trop communiste pour être vendeuse et un Japon qui peine à se départir de son passé colonial n'a pas eu de mal a imposer ses artistes sur tout le continent.

Ce sont d'abord les séries télé qui ont été envoyé au combat, de Bangkok à Tokyo en passant par Pékin, puis ont suivi les chanteurs/danseurs, apportant les goûts et modes qui vont avec. Ainsi, les Chinoises s'habillent à la mode de Séoul et les Japonaises font la queue devant des fast-foods coréens : les clips et les magazines people assurent la pub de toute l'industrie du pays.

Le système rôdé, l'appétit coréen n'a plus de frontières. "Winter Sonata" ou "Dae Jang-Geum" , des soap-operas made in Korea ont commencé à être diffusés en Iran ou en Ouzbékistan dès le milieu des années 2000, suivis de près par l'infanterie musicale, avec en commun une légéreté et une efficacité auprès du plus grand nombre. « Ils correspondent aux valeurs et à la lecture du monde des publics de Pékin ou Téhéran », détaille Jung-sun Park, chercheuse de la Kyung Hee University, aux Echos.

Cosmétique, tourisme et électronique

Les entreprises coréennes ont pu profiter de ce succès en s'implantant sur des marchés inespérés : cosmétique, textile, gadgets électroniques « vu à la télé » s'y vendent comme des petits pains, et la Corée, devenu subitement une nation « cool » attirent des touristes volés à la Thaïlande ou au Vietnam.

Les États-Unis ne sont pas épargnés, puisque Séoul y a envoyé ses Wonder Girls, qui s'y sont même installées au grand dam des fans coréens. Après un single entré dans le Billboard Top 100, ces Spice Girls au piment coréen y sortiront bientôt un album spécialement modelé pour les goûts américains, et imposeront leur plastique à la télé avec le téléfilm « Wondergirls at the Apollo ».

Aujourd'hui c'est donc l'Europe qui est sous le feu des coupes de cheveux New wave et des voix robotisées. Un marché culturel plus compétitif sur lequel les produits à « faible valeur ajouté » ont du mal à faire leur place, nous expliquait il y a quelque temps un producteur coréen.

Depuis SM town a rempli les stadess, BigBang fait des arrivées de rockstars un peu partout sur le vieux continent et même les nuits parisiennes s'enflamment pour des K-pop parties.

Attaque Google au poing

Un succès basé sur les réseaux sociaux, que les VRP de la mode coréenne savent mieux que quiconque mettre à profit. Et preuve de leurs ambitions en la matière, ils ont convaincu Google de s'allier à l'offensive. Eric Schmidt, le président du groupe américain, a annoncé lundi la création d'une chaîne YouTube réservée exclusivement à la pop sud-coréenne.

Un accord gagnant-gagnant qui permettra à Google de s'imposer un peu plus en Asie, et à la « vague coréenne » de surfer sur sur le réseau tentaculaire du géant de l'internet (YouTube, Google ad, Google+ ...).

Grâce à ses alliés de choix, les produits culturels coréens s'octroient déjà 5% du pactole mondial, et leur vente devraient progresser de 14% cette année.

Pour le plaisir des yeux on vous offre le prochain succès coréen en France : 2NE1 explosera les charts, c'est écrit, toute resistance serait futile.

A Lire aussi : l'Europe, une opportunité pour le K-pop business</strong>

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Portrait de josc
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Portrait de galanga

La soupe envahit encore plus le monde... de tous les cotés. Dèjà qu'il y avait les soupes américaines, européennes, maintenant toute la planète est dans la soupe.
C'est peut-être ça la fameuse montée des eaux du réchauffement climatique.

Sur le clip de 2NE1 : ça ressemble quand même beaucoup (trop) à Rihanna et son "rom po po pom"...



Portrait de josc
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Portrait de shitakunai

j'adore le commentaire de galanga ^^
meme si je ne partage pas son avis. c trop drole :)

j'ecoute de la kpop depuis 2001 et depuis 2 ans, je l'ecoute encore plus.
parait que c'est tres hip hop la kpop, mais peu emporte le style, j'aime des clips, pi d'autres non. et dans bcp de ces clips, c'est souvent des chanteurs ou chanteuses qui ne font pas partir d'un groupe....les groupes de girls bande, c'est pas mal, sortent 2 ou 3 zics interessantes, mais sinon, à part, etre sexy et jolies, leur zic est sans plus et malheureusement, il n'y a que ca de presenter en france...



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