Kim Jong-il sort de sa réserve et voit des signes de détente

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Le numéro un nord-coréen Kim Jong-il est sorti mardi de sa réserve pour appeler les signataires de l'accord multilatéral sur la dénucléarisation de son pays à respecter leurs engagements, relevant les signes de détente récents.

"Récemment, la situation dans la péninsule coréenne a connu quelques signes de détente. Toutes les parties doivent mettre en oeuvre les actions initiales", a déclaré M. Kim, faisant référence aux décisions contenues dans l'accord multilatéral signé le 13 février à Pékin, qui prévoient le début de la dénucléarisation de la Corée du Nord.

M. Kim s'est exprimé lors de sa rencontre mardi avec le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, en visite à Pyongyang dans le cadre du dossier nucléaire.

Le numéro un nord-coréen a également souligné le rôle de la Chine, son principal allié, pour aider à résoudre la crise.

"La Chine a mené un travail ardu pour résoudre le problème nucléaire de la péninsule. La Corée du Nord espère continuer à renforcer avec la Chine les contacts et le travail de coordination", a ajouté Kim Jong-il.

Yang Jiechi, qui a transmis un message oral du président chinois Hu Jintao à M. Kim, a espéré de son coté, lors de son entretien avec le numéro un nord-coréen, que toutes les parties continueront à "prendre des mesures positives, à appliquer sérieusement leurs engagements respectifs et à mettre en oeuvre totalement les actions initiales et de manière équilibrée".

La visite de M. Yang, qui est arrivé lundi à Pyongyang, survient alors que les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont confirmé samedi s'être entendus avec la Corée du Nord sur la procédure pour contrôler la fermeture de Yongbyon, le principal complexe nucléaire nord-coréen, comme le prévoit l'accord multilatéral signé le 13 février.

Selon des sources diplomatiques à Berlin, la Corée du Nord s'est déclarée prête à une large coopération avec l'AIEA pour la fermeture de Yongbyon.

La Corée du Nord va fermer le réacteur et transmettre à l'AIEA une liste de toutes les installations de Yongbyon auxquelles l'agence aura ensuite accès, ont indiqué mardi à l'AFP des sources diplomatiques, qui se sont référées à un rapport confidentiel interne de l'agence onusienne.

Pyongyang a également fait part de son soutien pour la surveillance de ces installations, ont-elles précisé.

Selon l'accord du 13 février, Yonbgyon, un réacteur datant de l'ère soviétique situé à 130 kilomètres au nord de Pyongyang, doit dans un premier temps être fermé, puis être complètement désactivé en même temps que l'ensemble des programmes nucléaires de la Corée du Nord.

En échange de son engagement à se dénucléariser, le régime communiste doit recevoir 50.000 tonnes de fioul lourd, et 900.000 tonnes supplémentaires doivent suivre après la désactivation complète des programmes.

Aucune date n'a encore été fixée pour une nouvelle session des pourparlers à six (Chine, Japon, Russie, les deux Corées et les Etats-Unis) visant depuis 2003 à convaincre Pyongyang de renoncer à son arsenal nucléaire.

Le chef de la diplomatie nippone, Taro Aso, a estimé mardi que les pourparlers multilatéraux ne devraient pas reprendre avant "quelques semaines".

"Il est improbable que cette réunion ait lieu début juillet", comme l'avait annoncé le négociateur américain, Christopher Hill, en juin, a-t-il dit.

Soulignant que le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) se réunira le 9 juillet, "il faudra encore attendre quelques semaines de plus avant la reprise des pourparlers" à six , a-t-il ajouté.


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