My way ou le film le plus cher de l’histoire du cinéma coréen

Avec My way, le réalisateur Je-Kyu Kang marque son grand retour et espère conquérir les salles obscures du monde entier.

Après sept ans d’absence, le réalisateur Je-Kyu Kang revient sous les feux des projecteurs avec un nouveau film prometteur. Si son deuxième long métrage, Shiri avait battu tous les records au box-office coréen, My way est bien parti pour le surpasser. Ce nouveau film de guerre relatant l’amitié conflictuelle entre un Coréen et un Japonais contient tous les ingrédients menant au succès.


Un budget considérable

My way est l’œuvre d’un cinéaste au talent incontestable mais bénéficie d’un autre atout non négligeable : un budget considérable. Avec une enveloppe de plus de 18 millions d’euros, Je-Kyu Kang a réalisé le long métrage le plus cher de l’histoire de la Corée !

Bien que les coûts de production du film représentent moins du tiers de ceux dont bénéficient Hollywood, le réalisateur a dû faire pâlir d’envie bon nombre de ses concurrents.

Tout a été mis en place pour que le film remporte un succès mondial. Casting international, tournage à l’étranger… L’objectif est clair : distribuer My way au-delà des frontières coréennes. Je-Kyu Kang espère toucher un large public au Japon mais compte également exporter sa production aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.

Son long métrage sera ainsi projeté au cours du 62e Festival International du film de Berlin dans la section Panorama. Cette catégorie prestigieuse rassemble des œuvres alliant esthétisme et qualité commerciale.

Un large public visé

Scène d’actions « immersives », explosions spectaculaires… Tout semble réuni pour satisfaire les amateurs de grosses productions. Les âmes sensibles y trouveront également leur compte à travers la profonde amitié qui lie les deux protagonistes et leurs rêves brisés. Ajoutez à cela un élément de taille : le film est inspiré de faits réels.

En dépit d’un contexte maintes fois abordé, My way n’est pas un énième film sur la Seconde Guerre Mondiale. Il apporte en effet une dimension nouvelle en dépeignant ce désastre historique d’un point de vue asiatique. « Les gens l’ont surtout vu comme une bataille entre les forces alliées et les forces allemandes mais peu savent qu’il y avait des soldats asiatiques impliqués dans cette bataille » explique le réalisateur à The Wall Street Journal.

Une recette qui marche

Le nouveau long métrage de Je-Kyu Kang n’est pas sans rappeler l’un de ses précédents succès cinématographiques : Taegukgi. Ces deux fictions font de la guerre leur thème principal mais ont d’autres similitudes comme le rapporte le réalisateur. « Les deux films montrent la manière dont le tourbillon de l’histoire change la vie des individus et les relations humaines ». Conflits, haine, souffrance et pardon sont donc des sujets communs à ces deux œuvres.

Dans son dernier film, le cinéaste coréen va cependant plus loin dans les relations qui unissent les protagonistes. Si dans Taegukgi, les personnages sont deux frères combattant dans des côtés opposés durant la Guerre de Corée, ceux de My way ne sont pas liés par les liens du sang mais par une amitié complexe.

Rivaux durant leur enfance, Kim Jun Shik et Hasegawa Tatsui rêvaient tous deux de gagner le marathon aux Jeux Olympiques. La Seconde Guerre mondiale aura d’autres projets pour eux, les forçant à devenir soldats pour le Japon, l’Union Soviétique puis l’Allemagne. Rien de tel qu’une relation mouvementée pour retenir l’attention des cinéphiles !

Vers un rapprochement nippo-coréen ?

Je-Kyu Kang espère que son film remporte un succès notable au Japon mais souhaite également contribuer à un rapprochement nippo-coréen.

Il a ainsi tout mis en œuvre pour séduire le public japonais : « Comme les deux personnages principaux sont coréen et japonais, j’ai pris d’abord en considération le public coréen et japonais ».

Depuis l’accueil favorable reçu par son film Shiri au Japon, Je-Kyu Kang se sent également plus « proche » du peuple nippon.

En dépit des nombreuses sources de discordes opposant le pays du Matin Calme à celui du Soleil Levant, Je-Kyu Kang garde espoir que les deux puissances enterreront un jour la hache de guerre. « J’ai voulu que la Corée du Sud et le Japon aient des occasions de se rapprocher et de se comprendre mutuellement et j’espérais y contribuer en faisant ce film ». Souhaitons bonne chance au réalisateur !

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Portrait de goja

"Vers un rapprochement nippo-coréen ?"

NON MERCI!



Portrait de freak

pour qu'ils se rapprochent il faudrait déjà qu'ils puissent regarder l'histoire en face...



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